CLIMAT ET SCIENCES : QUEL DEBAT ? - 11 mars 2010
Le texte ci-joint est le fruit des réflexions d'un groupe de travail du pôle écologique du PS.
RENCONTRES D'ETE DU POLE ECOLOGIQUE DU P.S. A SAINT CIERS SUR GIRONDE - 27 & 28 août 2009
Jean LAUNAY interviewé par FRANCE 5
Jean LAUNAY avec Philippe TOURTELIER, Arnaud MONTEBOURG, Gaby COHN BENDIT et Robert LION


Jean LAUNAY à la tribune lors de la table-ronde "Face au défi climatique, changer la finance, changer l'entreprise"
Courrier des six députés du Pôle Ecologique adressé à Martine AUBRY (1ère secrétaire du PS) - 30 juin 2009
La Lettre du Pôle Ecologique n°2
Communiqué du Pôle écologique - 13 février 2009
OGM : Le pôle écologique du PS demande une remise en ordre complète des organismes d’expertise
L'Association pour la sécurité sanitaire des éléments, dans un avis diffusé ce matin, persiste à énoncer que les maïs transgéniques présenteraient le même niveau de sécurité sanitaire que les variétés de maïs conventionnelles, sans émettre le moindre doute. Cette certitude est invraisemblable alors que tous les essais possibles n’ont pas été effectués. Elle méconnaît en outre les conséquences possibles de l’impact sur la bio-diversité. Il est anormal qu’un organisme d’expertise émette ainsi des avis aussi tranchés, sans prise en compte de l’ensemble des points de vue. Ceci confirme la nécessité absolue d’une remise en ordre complète des organismes d’expertise sur les OGM et de leur méthode. Le pôle écologique du PS regrette que cela n’ait pas encore été entrepris, et demande au gouvernement d’y procéder au plus vite.
Communiqué du Pôle écologique - 3 février 2009
Le pôle écologique du PS se structure et participe au rassemblement initié par la direction du parti
Le pôle écologique du PS a réunit ses mandataires et sympathisants le samedi 31 janvier après midi à l’Assemblée nationale à Paris. Les participants ont confirmé leur volonté d’agir collectivement pour construire un socialisme résolument écologique, afin de faire avancer cet objectif sur le fond. Nous avons choisi de le faire sur la base d’un double principe, autonomie du pôle dans ses réflexions et ses actions, et travail au sein du parti, en occupant à tous les niveaux les responsabilités qui nous sont ou seront confiés. Le pôle entend ainsi s’impliquer totalement dans le rassemblement initié par la direction du parti et répondre positivement aux propositions qui lui ont été faites. Il décide la création d’une université permanente du pôle écologique du PS, qui prendra de multiples initiatives (site internet, newsletter, groupes de travail, université d’été). Un groupe d’animation politique du pôle est institué, regroupant les parlementaires, responsables nationaux et personnalités. Il tiendra sa première réunion dans les prochaines semaines. Géraud Guibert assume le rôle de porte-parole du pôle.
Communiqué du Pôle écologique - 30 janvier 2009
Deuxième EPR: une décision consternante - Le fait du prince a encore frappé.
Le président de la République annonce, sans aucune concertation, la construction d'un deuxième EPR alors que
- le premier, qui devait servir de prototype, n'est pas achevé,
- le système électrique de notre pays exporte déjà massivement de l'électricité. Il n'a nul besoin d'une centrale nucléaire en plus, mais plutôt d'équipement pour couvrir les pointes de consommation;
- les moyens consacrés à la politique d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique sont hélas sans commune mesure avec le coût de ce réacteur et les 3 milliards d'euros qu'AREVA demande à l'Etat pour financer son activité.
Nicolas Sarkozy montre par cette décision qu'il est prêt à sacrifier la politique de l'environnement aux industriels du nucléaire.
Il est clair qu'il faudra demain faire une politique énergétique radicalement opposée à ce qui se fait aujourd'hui.
Communiqué de Presse du Pôle écologique - 22 janvier 2009
Le plan de relance du PS : un pas en avant vers une relance écologique
Fin octobre 2008, nous déclarions que les dix propositions de la précédente direction du PS en réponse au plan de relance annoncé par Nicolas Sarkozy avaient une planète de retard parce qu'on n'y trouvait pas un mot sur une relance écologique. Le contre plan de relance présenté ce mercredi par Martine Aubry au nom du PS tout entier comporte des avancées qui méritent d'être soulignées (lire la suite)
Communiqué de Presse du Pôle écologique - 4 décembre 2008
Plan de relance de Sarkozy : une planète de retard
Au-delà de leurs multiples insuffisances, en particulier sur le pouvoir d’achat, les mesures que vient d’annoncer N. Sarkozy ont pour le coup une planète de retard. Une fois de plus, les mots ne sont pas suivis par les actes :
- l’isolation thermique des logements, pourtant annoncé comme prioritaire, ne bénéficie d’aucune mesure spécifique, alors que les crédits inscrits au budget à ce sujet sont notoirement insuffisants ;
- la prime à la casse est une réponse à courte vue, dont on a vu dans le passé les limites, et qui s’applique aux véhicules neufs émettant moins 160 grammes de co2 par kilomètre. Ce seuil est très élevé, et permettra à plus des ¾ des véhicules d’en bénéficier.
- L’accélération des projets d’infrastructure ne donnent aucune priorité aux équipements propres et de réduction de la consommation d’énergie
Le pôle écologique du PS rappelle qu’il a pour sa part proposé il y a quelques semaines un dispositif de relance écologique de l’emploi et du pouvoir d’achat en six mesures urgentes et cohérentes. Le plan de relance d’aujourd’hui n’en retient hélas aucune.
PROJET DE LOI DE FINANCES 2009 - 22 OCTOBRE 2008
A l’initiative de Jean Launay, les 6 députés du Pôle écologique du PS déposent un amendement au projet de budget 2009 visant à créer une taxe carbone.
L'examen du premier projet de loi sur le Grenelle de l'environnement vient de se terminer à l'assemblée nationale. Sur bien des points ce texte contient des avancées incontestables même si elles devront être confirmées dans les futures lois d'application. En revanche, la discussion parlementaire n'a pas permis de préciser les modalités de création de la contribution énergie-climat qui avait été pourtant un engagement clair du Président de la République au Grenelle de l'environnement. L'étude de cette contribution est renvoyée à une conférence de consensus alors que le gouvernement aurait du être en mesure de faire des propositions précises sur cette question dès cette année. La conférence de consensus s'est d'ores et déjà tenue : elle s'appelle le Grenelle de l'environnement !
L'instauration d'une taxe carbone est une ardente obligation. La fiscalité écologique est un instrument pertinent et efficace pour susciter et accompagner les modifications des comportements des agents économiques, entreprises ou ménages. Elle contribue à intégrer la charge, présente ou différée, de la pollution ou de l'émission nocive jusqu'alors supportée par la collectivité. Elle favorise la recherche pour améliorer l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Face à la crise énergétique et climatique le moment est venu de passer à l'acte.
Dans le cadre de l'examen de la partie « recettes » du projet de budget 2009, les 6 députés du Pôle écologique du Parti socialiste, avec le soutien du groupe SRC, ont déposé un amendement visant à instaurer dès 2009 une taxe «carbone » sur les consommations d'énergie.
Cette taxe est fixé à 500 euros la tonne de contenu énergétique pour l'année 2009. Elle évoluerait progressivement les années suivantes pour atteindre 760 euros la tonne en 2013. Son rendement peut être évalué à un milliard d'euros dès la première année.
Parce que le renchérissement du prix du pétrole n'a pas sur tous les mêmes conséquences, que l'on soit aisé ou modeste, rural ou urbain disposant de transports collectifs, il convient d'accompagner la création de cette taxe par des mesures ciblées auprès des plus concernés.
C'est pourquoi nous proposons que 50% du produit de cette taxe soit affecté à un fonds d'accompagnement de la mutation énergétique, réparti en trois tiers :
- le premier irait à la réduction des charges dans le logement social ;
- le deuxième à l'aide à la mobilité afin de soutenir les ménages disposant d'un revenu inférieur à une fois et demi le SMIC et habitants dans des agglomérations d'une population inférieure à 100 000 habitants généralement dépourvues d'un système de transports collectifs performant ;
- le troisième irait au développement des transports collectifs dans ces mêmes agglomérations de moins de 100 000 habitants.
C'est donc un dispositif global et cohérent que présente cet amendement. Il tient compte de la nécessaire articulation entre exigence sociale et exigence écologique et propose un moyen de lutte efficace contre la crise climatique. Il s'ajoute à d'autres propositions déjà formulées. Qu'attendent le gouvernement et la majorité parlementaire pour agir ?
CONGRES DE REIMS DU PARTI SOCIALISTE - 25 septembre 2008
Retrouver la motion "Pour un Parti Socialiste résolument écologique" en cliquant ici
Retrouvez le blog et le réseau social du pôle écologique du P.S. en cliquant ici.
CONGRES DE REIMS DU PARTI SOCIALISTE - 1er juillet 2008
Le congrès du PS se prépare, comme d’habitude, avec le dépôt de contributions (générales ou thématiques) précédant le dépôt éventuel de motions soumises au vote du congrès (à moins qu’il y ait une motion de synthèse); la désignation du (de la) premier (ère) secrétaire se faisant par un vote distinct.
Dans ce contexte, les candidats (es) éventuels (les) à des postes de responsabilité essaient dès le dépôt de leurs contributions, de rassembler le plus grand nombre de camarades comme signataires. Cela peut nuire à la clarté du débat de fond.
Personnellement j’ai signé la contribution « Pour un socialisme écologique ». C’est une contribution générale, uniquement sur le débat de fond (il n’y a pas de « leader »).
Le but de cette contribution est d’amener notre parti à une véritable prise en compte, dans ses réflexions et son programme, des questions écologiques.
Signer cette contribution ne présage en rien les choix personnels que chacun pourra faire lors des motions ou de la désignation du (de la) premier (ère) secrétaire. Si tu penses qu’il faut accentuer la réflexion écologique dans notre parti, compte tenu de ses implications sociales, je t’invite à nous rejoindre en signant notre contribution si possible avant le 30 juin.
Pour la convergence du socialisme et de l’écologie
Des changements climatiques à l’érosion massive de la biodiversité, nous traversons une crise majeure, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. C’est l’espèce humaine elle-même, qui, à terme, est menacée par sa propre action. Ce sont d’abord les populations les plus fragiles qui sont et seront les premières et les plus lourdement touchées : celles qui ont un accès insuffisant à l’eau ou à une alimentation de qualité, celles qui pourraient rapidement devenir des réfugiés climatiques, celles qui, partout, sont victimes des pollutions locales de l’air et du réchauffement global. Plus le prix du carbone augmente, plus elles paient, plus nous payons tous un prix global toujours plus élevé pour les inconséquences d’un monde qui n’a pas préparé l’avenir.
Parce que :
- nous croyons que la finalité de la gauche est de promouvoir une société de libération et de solidarité, nous voulons que le PS porte le droit pour tous à la satisfaction de ses besoins, dans la justice sociale et environnementale ;
- nous pensons que le capitalisme est destructeur et le marché aveugle lorsque il s’agit de prendre des décisions qui engagent le long terme, nous demandons au PS de porter clairement, haut et fort, l’ambition de nouvelles régulations publiques nationales et globales ;
- nous considérons que le temps est venu d’intégrer totalement le social et l’écologie dans un nouveau modèle de développement, nous estimons indispensable que le PS place cette double exigence sur le même plan, afin l’une ne soit plus sacrifiée à l’autre.
Le Parti socialiste, s’il en manifeste la volonté et s’il y travaille, est le mieux à même de relever le défi du développement solidaire et écologique. Mais les écarts qui subsistent en son sein entre le constat et l’action, le discours et la décision, légitiment les doutes. Le temps de la reconstruction est aussi celui de l’action, pas seulement de l’introspection. Nous n’attendrons pas une rénovation qui tarde à venir, nous la construisons. Ceci suppose la prise en compte sans ambiguïté, ni réserve, de quatre premiers sujets fondamentaux.
Préparer le pays, son économie, sa société à sortir du carbone
La lutte contre le changement climatique va de pair avec la préparation de notre société aux conséquences du renchérissement et de la disparition progressive des énergies carbonées. Une modification rapide de nos comportements, fondée à la fois sur la sobriété énergétique, la maîtrise énergétique et l’encouragement des technologies propres, est nécessaire. Plus précoce sera le changement, moins il sera douloureux.
De ce point de vue, la question de la taxe carbone est essentielle : elle corrige l’aveuglement du marché en internalisant les coûts externes ; elle donne une vraie lisibilité sur le long terme ; elle s’applique, de façon simple, à l’ensemble des opérateurs et, au contraire d’autres instruments économiques ou réglementaires, a des coûts de gestion ou de bureaucratie modestes ; elle adresse un signal sans ambiguïté aux opérateurs ; raisonnablement fixée, elle est d’une grande efficacité.
C’est pourquoi nous souhaitons que le Parti socialiste se prononce en faveur d’une taxe carbone et mette en cohérence ses propositions économiques avec cette exigence. Sur ces bases, il lui revient de définir les mesures économiques et sociales garantissant la compatibilité de cette disposition avec la réduction des inégalités et la poursuite du progrès social.
Faire le choix de la sobriété, de l’efficacité et de la diversification énergétique
La priorité doit être de construire un nouveau modèle énergétique fondé sur les économies d’énergies, la décentralisation des choix et le développement des énergies renouvelables, seuls à même de conjuguer l’écologie, le social et la démocratie. Ceci suppose un investissement massif dans l’isolation de tous les logements, de nouvelles infrastructures de transports propres, le développement des énergies alternatives, un urbanisme et un aménagement du territoire renouvelés.
C’est dans ce contexte que doit s’apprécier la question de l’implantation dans notre pays de réacteurs nucléaires EPR. Quelle que soit l’appréciation qui peut être faite de l’avenir du nucléaire dans le monde, avec des problèmes qui restent entier (prolifération, sécurité des installations, gestion des déchets, utilisation des matières premières,…), ce choix est contradictoire avec la nouvelle politique énergétique que nous proposons. Notre pays constitue déjà une exception avec 85% de la production d’électricité assurée par 58 tranches nucléaires et l’équivalent de 10 centrales nucléaires travaillant pour l’exportation. Il est décisif de consacrer les 3 Mds d’euros que coûterait chaque centrale nucléaire EPR aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables.
Aussi, nous souhaitons que le Parti socialiste confirme et revendique haut et fort la priorité aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, et donc le choix de ne pas poursuivre aujourd’hui l’implantation en France de la filière de réacteur EPR de troisième génération.
Faire du principe de précaution un levier de créativité et d’innovation
Le principe de précaution vaut bien mieux que les déformations de ses détracteurs qui le considèrent comme un principe de « réaction » ou d’interdiction, un frein au progrès, à la recherche ou à la connaissance. Au contraire, il met en débat l’acceptabilité du risque, fondée sur l’évaluation, son champ d’application, sur la durée et l’étendue des mesures restrictives envisagées et la nécessité d’engager les travaux nécessaires pour améliorer le champ de la connaissance. Il permet de fonder des réponses appropriées au plus grand nombre de questions possibles posées par les transformations technologiques. C’est avant tout un levier pour la recherche, une puissante incitation à l’innovation et au développement des éco technologies.
Aussi, nous proposons que le principe de précaution soit pour les socialistes le levier d’une conception renouvelée du progrès. Une fois ce choix assumé, les socialistes pourront à nouveau, avec audace, regarder l’avenir et participer pleinement aux débats de société sur les voies à emprunter pour assurer la satisfaction des besoins humains dans le souci de la justice et du respect des éco systèmes.
Changer, enfin, de conception de la croissance
Il est vain de porter le double combat de la justice sociale et environnementale si nous n’acceptons pas de sortir de nos œillères traditionnelles en matière d’économie et de croissance. Il s’agit d’adopter l’objectif d’un nouveau mode de développement qui satisfasse les besoins de tous en permettant la régénération des éco systèmes, qui privilégie la valeur d’usage, les circuits courts, le caractère recyclable des produits, le pouvoir d’intervention des travailleurs et des citoyens sur leur mode de vie et de travail. Ceci passe par une réinvention des régulations publiques, de nouveaux développements démocratiques et la lutte contre les nouvelles formes d’inégalités et de violence civiles et sociales. Il faut abandonner le fétichisme actuel d’une croissance mesurée par un PIB qui n’incorpore aucune donnée relative à la destruction des ressources naturelles, à la santé humaine et à la pauvreté. « La vraie question n’est pas ce qu’on met dans nos comptes mais ce qui compte vraiment dans nos vies ». Changer de vision facilitera la découverte d’autres chemins.
Nous voulons que le Parti socialiste renonce au fétichisme des chiffres de la croissance et mette en cohérence son projet, sur le plan des idées, des politiques, des pratiques et des comportements, en intégrant vraiment la portée de ce nouveau mode de développement.
Nous demandons que, dans le cadre de ses prochaines échéances, le Parti Socialiste mette au cœur de ses débats les quatre points ci-dessus, et les tranche clairement. Pour accompagner la mutation que nous souhaitons, nous décidons, aujourd’hui, la création du « pôle écologique » du Parti socialiste.
Premiers signataires : Benjamin Baudry (Secrétaire national du MJS), Fabrice Berrahil (secrétaire de section-33), Nicole Bricq (Sénatrice de Seine et Marne), Pascal Buchet (1er fédéral Hauts-de-Seine), Antoine Casini (Conseiller Général du Calvados), Christophe Caresche (Député de Paris), Romain Cujives (Secrétaire national du MJS), François Devaux (co-responsable de Socialécologie), Geneviève Gaillard (Député des Deux-Sèvres), Emmanuel Giannesini (Maitre de conférence à l’IEP Paris), Jean-Patrick Gilles (député d'Indre et Loire), Gaetan Gorce (Député de la Nièvre), Géraud Guibert (responsable national du PS à l’écologie), Flora Labourier (secrétaire nationale du MJS), Jean Launay (Député du Lot), Martine Lignières-Cassou (députée des Pyrénées Atlantiques), Eric Loiselet (1er secrétaire fédéral PS de Haute-Marne),Thierry Mandon (Maire, Ris Orangis – Essonne), Rosa Ould Améziane (Conseillère municipale de la ville de Bègles, déléguée à l'éco-citoyenneté), Philippe Plisson (député de la Gironde), Bruno Rebelle (PS Montreuil Seine Saint Denis), Claude Saunier (Sénateur des Côtes d’Armor), Philippe Tourtelier (Député d’Ile-et-Vilaine), Magali Vergnet (déléguée nationale du PS à l'environnement et aux territoires), Thierry Wahl (délégué national du PS aux risques globaux)